Les clowns d’avant, les clowns d’aujourd’hui.
Hier
Un clown est un personnage comique de l’univers du cirque, dont le nom est emprunté à l’anglais. Visages disparaissant sous le maquillage, vétus de façon spectaculaire, les clowns se partagent traditionnellement en augustes et en clowns blancs. L’auguste porte un nez rouge, un maquillage utilisant le noir, le rouge et le blanc, une perruque, des vêtements burlesques de couleur éclatante, des chaussures immenses ; il est totalement impertinent et se lance dans toutes les bouffonneries. Le clown blanc, vétu d’un costume chatoyant, est, en apparence, digne et autoritaire ; il porte le masque lunaire du Pierrot. Le mot clown /klun/), emprunté à l’anglais, vient dugermanique klönne signifiant homme rustique, balourd, depuis un mot désignant, à l’origine une motte de terre. En anglais, on trouve aussi clod et clot, signifiant aussi bien motte que balourd, plouc. Le mot anglais clown a d’abord désigné un paysan puis un rustre. Au 15 éme siécle il est passé dans le vocabulaire du théâtre pour désigner un bouffon campagnard.Même s’il tire sa filiation de personnages grotesques anciens, le clown proprement dit est une création relativement récente. C’est en Angleterre, au 18 éme siécle, qu’il apparaît pour la première fois, dans les cirques équestres. Les directeurs de ces établissements, afin d’étoffer leurs programmes, engagèrent des garçons de ferme qui ne savaient pas monter à cheval pour entrecouper les performances des véritables cavaliers. Installés dans un rôle de serviteur benêt, ils faisaient rire autant par leurs costumes de paysans, aux côtés des habits de lumière des autres artistes, que par les postures comiques qu’ils adoptaient, parfois à leur dépens.
Les clowns suivaient le mouvement des numéros présentés, en les caricaturant pour faire rire (le clown sauteur, le clown acrobate…). Ce personnage évolua pour devenir de moins en moins comique : distingué, adoptant des vêtements aux tissus nobles et de plus en plus lourds avec l’emploi des paillettes, il fit équipe avec l’auguste. Ce dernier devint le personnage comique par excellence, le clown servant de faire-valoir. C’est la configuration que l’on connaît aujourd’hui. L’auguste prit peu à peu son autonomie, quand certains trouvèrent le moyen de faire rire la salle sans avoir besoin du clown pailleté. L’auguste s’imposa alors en tant qu’artiste solitaire, proposant parfois à un spectateur de lui servir de partenaire.
Le clown blanc a un maquillage blanc, et un sourcil (plus rarement des) tracé sur son front appelé signature. Il révéle le caractère du clown. Le rouge est utilisé pour les lèvres, les narines et les oreilles. Une mouche, référence certaine aux marquises, est posée sur le menton ou la joue. Le clown est beau, élégant. Aérien, pétillant, malicieux, parfois autoritaire, il fait valoir l’auguste, le met en valeur.

L’Auguste est le clown au nez rouge. Il déstabilise le clown blanc, même s’il est plein de bonne volonté. Le clown doit réaliser une performance au travers d’un numéro dans lequel les accidents s’enchaînent. Son univers se heurte souvent à celui du clown blanc qui le domine.
De grands clowns et leurs histoires . . . .
GROCK LA STAR UNIVERSELLE DU RIRE
Grock était un clown génial, à la fois jongleur, acrobate, cascadeur, contorsionniste, danseur, mime ou directeur de troupe. Rois, reines et présidents d’Europe honoraient ce pitre qui a fait rire trois générations, en des temps où l’on ne riait pas forcément. Trois notes sur un petit violon suivies de son inimitable «Sans blâââgue!» suffisaient à déclencher
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